Dans les années soixante, c’était une idole ; aujourd’hui, Jacques Dutronc est un mythe de la chanson française, de retour sur scène après dix-sept ans d’absence.
En pleine mode yéyé, un dandy fait irruption sur les scènes françaises et obtient instantanément le statut d’idole. Pas celui d’idole des jeunes, déjà prise, mais d’idole pour toute une société insouciante et ivre de liberté. En cinq ans à peine et plusieurs albums pour le label Vogue, Jacques Dutronc enregistre une centaine de chansons qui prennent la température de l’époque, quand elles ne sont pas en train de l’anticiper. Si certains morceaux font figure de tubes inaltérables Et moi, et moi, et moi, Les Cactus, Les Playboys... le répertoire dans son ensemble est d’une stupéfiante qualité, dans les textes comme dans les arrangements.
L’auteur Jacques Lanzmann donne au chanteur Dutronc des mots d’une légèreté et d’une ironie savoureuses, mais il faut aussi applaudir l’instinct musical de l’interprète. Et puis il y a "l’humour Dutronc", cette distance désinvolte aux histoires qu’il raconte. Après son mémorable concert au Casino de Paris en 1992, qui donna lieu à un album live de référence, Dutronc semblait avoir mis en berne sa carrière de chanteur. En 2010 pourtant, il se lance dans une grande tournée, sans nouvelle chanson à l’horizon mais avec un florilège de son répertoire qui enchantera les auditeurs de toutes générations.
En ouverture, Belle du Berry & David Lewis, en congés de Paris Combo, interpréteront des chansons tirées de leur nouvel album Quizz et quelques reprises comme Intoxicated Man de Serge Gainsbourg.