Julien Clerc revient sur la scène de Fourvière avec ses nouvelles chansons, tandis que Coralie Clément la foulera pour la première fois : deux générations, une même curiosité musicale.
Après quarante ans de carrière, Julien Clerc affiche un appétit musical toujours vif. Trois années séparent son album triomphal Double enfance - qui avait donné lieu à un tour de chant lors des Nuits de Fourvière 2006 - et son récent Où s’en vont les avions. Depuis la disparition de son parolier Étienne Roda-Gil, Julien Clerc s’est trouvé une nouvelle famille d’auteurs en perpétuelle expansion. Parmi les derniers venus : la première dame Carla Bruni ou l’incorruptible Gérard Manset, mais surtout Benjamin Biolay, officiant aussi en tant que producteur. C’est lui qui a poussé Julien Clerc à remettre le piano au centre de ses compositions. Bien lui en a pris : délicat, subtil, mélancolique, ce nouvel album a un charme entêtant qu’on retrouvera ce soir sur la scène de Fourvière.
Coralie Clément, elle aussi, doit beaucoup à Benjamin Biolay. Par-delà leurs liens familiaux - ils sont frère et soeur - c’est lui qui l’a poussée à chanter. Il lui a écrit trois albums, reflétant les envies de Coralie : le premier mettait en avant sa voix fraîche et juvénile et la révélait en juste héritière de Françoise Hardy ; le deuxième dévoilait un registre plus rock, conséquence de son enregistrement new-yorkais, notamment en compagnie des Américains de Nada Surf. Pour le troisième, Toystore, c’est un orchestre « d’instruments jouets » dirigé par Biolay qui sert de canevas musical aux nouvelles chansons de Coralie Clément. Projet gonflé et très abouti qui promet une version scénique aussi ludique que séduisante.












